La réflexologie Baunscheidt

 

Poursuivons dans la présentation des techniques réflexes ! Je vous avais déjà parlé de cette méthode surprenante et redoutablement efficace que l’on appelle « auriculothérapie » (autrement dit : réflexologie de l’oreille).  Aujourd’hui, parce que je l’ai découverte récemment et qu’elle m’a vraiment impressionnée par sa puissance, je souhaite vous présenter la méthode Baunscheidt. 

 

REFLEXOLOGIE & NATUROPATHIE

 

Il existe de très nombreuses méthodes réflexes, plus ou moins faciles à pratiquer (friction, douche écossaise, bain dérivatif, acupression, moxa, réflexologie plantaire, etc.) et la méthode Baunscheidt est l’une des techniques réflexes les plus puissantes dont j’ai reçu l’enseignement au Cenatho. Le point commun des méthodes réflexes est de relancer l’énergie dans des zones où sa circulation est entravée ou bloquée, pour accompagner le corps dans ses processus d’auto-guérison. 

En stimulant la peau ou les muqueuses, ces diverses techniques permettent d’obtenir des réponses positives sur telle fonction ou tel organe plus en profondeur.  La réflexologie fait partie des 10 techniques à la disposition du naturopathe. Nous l’utilisons ou non dans nos cures, en fonction du bilan de vitalité réalisé en amont (pour en savoir plus sur la naturopathie et ses techniques, par ici).

 

LA MÉTHODE BAUNSCHEIDT

 

Baunscheidt est l’une des méthodes réflexes les plus impressionnantes que je connaisse ! Elle nous vient d’Allemagne et est considérée comme la réflexologie la plus puissante. La stimulation de la peau, dans des zones ciblées, se fait à l’aide d’une roulette composée d’aiguilles, ressemblant avouons-le, à un petit instrument de torture ^^. Mais je vous rassure tout de suite, j’avais un peu d’appréhension avant de donner et de recevoir ce soin, maintenant que c’est fait je peux vous dire objectivement que ce n’est pas agréable certes, mais c’est supportable (et efficace !) 😅. On ressent de l’inconfort, comme des picotements, des micro-piqûres de moustiques, certaines zones sont plus sensibles que d’autres et peuvent chatouiller. Pour ma part j’ai bien rigolé, un peu crispée ^^, mais je me suis sentie vraiment bien et détendue après la séance. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir stimulé la peau avec la roulette pour réveiller la zone endormie et ouvrir les pores, un produit composé d’huiles essentielles, d’histamine et l’alcool est appliqué sur la zone traitée, pour créer une réaction centrifuge. C’est-à-dire faire remonter les toxines, en particulier les déchets acides, à la surface du corps, et les faire sortir par la peau (sur le même principe que les ventouses). 

Remarque : cette méthode peut être pratiquée en France, car bien qu’il y ait piqûre, les aiguilles de la roulette sont adaptées pour ne créer que de minuscules perforations superficielles de l’épiderme (comme des pores supplémentaires, pour faciliter la libération toxinique). Elles ne traversent pas le derme et il n’y a donc pas de sang. 

 

Quand le corps a suffisamment d’énergie pour répondre à cette stimulation réflexe et faire remonter les déchets à la surface, alors la peau rougit et on observe la formation de petites cloques, faisant penser à une réaction allergique (ce qui est tout à fait normal puisque la lotion appliquée contient un léger pourcentage d’histamine). Cette réaction cutanée s’estompe en maximum 2h et ne laisse aucune trace. 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

En résumé, la méthode Baunscheidt a 4 grandes actions qui agissent simultanément : 

  • Drainage et détox : les déchets sont dérivés et évacués par la peau. 
  • Une action purement réflexe permettant, en stimulant la zone cutanée ciblée, d’agir en profondeur sur la fonction ou l’organe qui lui est corrélé.
  • L’apaisement du système nerveux et un effet sédatif / antalgique, lié à la libération d’endorphines. 
  • La stimulation du système immunitaire

 

Depuis sa découverte en 1848 par Carl Baunscheidt (ingénieur et inventeur allemand passionné de médecine), la méthode s’est répandue dans de nombreux pays, notamment dans toute l’Europe, au Brésil et en Argentine. Elle accumule aujourd’hui des centaines de milliers de témoignages de satisfaction.

On l’utilise pour répondre à un grand nombre de troubles :  tous types de rhumatismes articulaires ou musculaires, bronchites, asthmes, cicatrises, troubles digestives ou du transit, crampes, dystonie neurovégétative, hémorroïdes, fatigue du foie, lombalgie, migraines, troubles du sommeil… 

 

Cette technique doit être utilisée en accompagnement d’une réforme globale de l’hygiène de vie. Bien que ses effets soient particulièrement puissants, il n’existe aucune méthode miracle si ce n’est le retour à une hygiène vitale qui respecte et répond aux besoins du corps, en passant en priorité par les 3 grands pilliers indispensables pour maintenir ou restaurer la santé que sont : la psychologie/ relaxation, l’activité physique et l’alimentation. 

La méthode Baunscheidt doit être pratiquée par un professionnel, car elle est technique et présente des contre-indications (femmes enceintes ou allaitantes, personnes allergiques, oedème de Quincke, certaines dermatoses et tumeurs, malaises vagaux, personnes sous immunosuppresseurs etc.). 

 

 

 

Que manger au petit-déjeuner ?

Quand il est question de petit-déjeuner, on a tous nos petites habitudes !

 

Il y a :
– ceux qui sont attachés au traditionnel petit-déjeuner français : baguette / beurre / confiture / jus d’orange.
– ceux qui sont trop pressés pour prendre le temps de s’asseoir à table : un café et on décolle en emportant des biscuits pour la route. Au pire, il restera toujours un croissant au bureau pour compléter à la pause ;).
– ceux qui n’ont pas faim et qui se forcent à avaler quelque chose, parce que “le petit-déjeuner, c’est quand même le repas le plus important de la journée !” (ou pas ^^)
– ceux qui optent pour la version “healthy tendance” : smoothie bowl coloré / chia pudding / granola / salade de fruits / porridge au lait végétal
– ceux qui préfèrent la version salée, façon brunch
– les puristes du jus vert pressé à froid 😉
– et bien sûr tous les autres … !

Alors dans tout cela, qui est le meilleur élève ? Quelles sont les erreurs flagrantes et les faux-amis bien cachés ? Que manger le matin pour bien digérer, avoir une énergie constante tout au long de la matinée, éviter les coups de pompe et la célèbre fringale de 11h ?

Je vais peut-être te décevoir, mais il n’y a pas 1 bonne façon de faire ! Comme toujours quand il est question d’alimentation, il faut tester et voir ce qui te convient. Ne jamais croire aveuglément les paroles ou les écrits d’un autre : expérimenter & individualiser. Je peux toutefois te donner quelques repères pour t’aider à trouver TON petit-déjeuner parfait, car oui, il y a quelques petites règles de base à connaître :).

 

 

1. Ecoute ton corps

 

Le premier réflexe c’est de se connecter au corps car il sait ce dont il a besoin (encore faut-il distinguer le besoin de l’envie compulsive ou du reflexe de manger mais c’est un autre sujet). Si tu n’as pas faim au réveil alors ne te force pas à manger :). Et si tu manges simplement pour anticiper la fringale de 11h, alors prépare-toi un encas pour quand la faim se fera sentir. Mieux vaut emporter son petit-déjeuner plutôt que de se forcer à manger le matin.

De plus, ne pas manger au saut du lit est intéressant car cela permet de prolonger le jeûne nocturne, période pendant laquelle le corps se nettoie et se régénère. Si tu n’as pas faim le matin, tu peux faire le test par toi-même : comment te sens-tu après t’être forcé à petit-déjeuner VS sans petit-déjeuner ? Souvent, la digestion est compliquée (donc fatigante) et l’on remarque que l’on a plus de vitalité quand on écoute son corps et que l’on ne mange pas si l’on a pas faim !

Balayons donc ici une première idée reçue : le petit-déjeuner, n’est pas indispensable pour tout le monde ;).

 

 

2. Molo sur les Index glycémiques élevés

 

Au réveil, parce que nous sortons du jeûne nocturne, notre corps est particulièrement sensible aux aliments à IG élevé, ce qui explique les coups de pompe et fringales qui suivent les petit-déjeuners trop sucrés. Pour bien comprendre ce qui se passe ici, il faut saisir la notion d’index glycémique (cf plus bas). En pratique on fera attention à ne pas se jeter sur les aliments sucrés, transformés, raffinés, dépourvus de fibres, dont les IG sont particulièrement élevés.

Attention donc :
– au pain blanc (la fameuse et délicieuse baguette française) et biscottes à base de farine blanche.
– à la confiture, la pâte à tartiner, au miel, au sirop d’agave (selon les marques, l’IG varie beaucoup et peut vite monter) et autres édulcorants à IG élevé.
– aux fruits secs, aux jus de fruits (même pressés le matin, ils restent des concentrés de sucre, sans fibres), aux smoothies composés uniquement de fruits (il sera toujours bon de rajouter des feuilles vertes comme des épinards, pour faire baisser l’IG).
– au granola, muesli, porridge à base de flocons de céréales. La transformation des céréales en flocons fait monter l’IG, la cuisson également (pour le porridge notamment). S’ils sont en plus additionnés de fruits, lait végétal et d’édulcorants (même naturels), on arrive à un petit-déjeuner sucré bien comme il faut ^^.
– aux laits végétaux du commerce, bien souvent beaucoup trop sucrés.
(Cela fait beaucoup à la fois mais tu vas voir qu’il existe des alternatives très sympathiques).

>> L’index glycémique (IG) permet de mesurer la vitesse à laquelle les glucides qui sont contenus dans un aliment, sont absorbés à travers la muqueuse intestinale et arrivent dans le sang, faisant ainsi monter la glycémie (= taux de sucre dans le sang).
Cet index classe les aliments entre 0 et 100. Plus un aliment possède un IG élevé, plus il fait monter la glycémie rapidement et inversement. Les aliments à IG bas font monter la glycémie beaucoup plus lentement, sans à-coups. On privilégie ces aliments (IG bas) dans le cadre d’une alimentation saine, car le corps essaie toujours de garder sa glycémie stable, entre 0,8 et 1g de sucre par litre de sang, pour préserver la santé. En cas de pic de glycémie, le pancréas est obligé de sécréter beaucoup d’insuline, une hormone dont le rôle est de faire baisser le taux de sucre dans le sang (en faisant rentrer le sucre dans les cellules) pour revenir à l’équilibre. Plus l’on consomme d’aliments à IG élevé, plus cela dérègle la glycémie et fatigue le pancréas, favorisant les hypoglycémies réactionnelles (le pancréas s’affole et sécrète trop d’insuline, ce qui provoque une chute importante de glycémie) responsables des coups de pompe et envies de sucré (pour faire remonter la glycémie).

 

 

3. Attention à l’acidité.

 

Comme pour l’IG, le corps est plus sensible à l’acidité au réveil, à la sortie du jeûne nocturne. L’acidité est à l’origine de presque toutes les maladies et nous sommes nombreux aujourd’hui à être considérés comme trop acidifiés. Nous accumulons l’acidité au quotidien, à cause du stress principalement et mais en partie également dans notre alimentation.

Au petit-déjeuner, on évitera surtout le légendaire jus d’orange : beaucoup trop sucré et acidifiant pour commencer la journée. De manière générale, il vaut mieux écarter tous les jus de fruits, même préparés maison avec un extracteur. Ils concentrent le sucre et l’acidité de beaucoup de fruits dès le matin : tout ce que l’on souhaite éviter.

Je reviens aussi sur cette mode du jus de citron chaud le matin pour réveiller et nettoyer l’organisme, attention il y a beaucoup de malentendus ! Nous ne métabolisons pas tous le jus de citron de la même manière. Pour certains il sera alcalinisant, et pour d’autres (la majorité) il se révèlera clairement acidifiant. Si tu es régulièrement stressé et frileux, oublie cette tendance, elle n’est pas pour toi ! Le meilleur moyen de savoir si tu métabolises bien ou non le jus de citron est encore d’aller voir un naturopathe qui sera capable de te répondre sérieusement.
De plus il ne s’agit pas de mettre le jus d’1/2 citron dans un peu d’eau chaude, c’est déjà beaucoup trop en prise quotidienne (quelques gouttes suffisent). On peut envisager la cure de citron sur une période courte, dans le cadre d’une détox conseillée par un naturopathe, mais tous les jours, hors de ce contexte, cela fatigue et acidifie l’organisme.

Enfin, attention aux petit-déjeuners trop sucrés (le sucre acidifie) ou bien composés uniquement de fruits. Les fruits ne conviennent pas à tout le monde le matin, car ils sont plutôt sucrés et acidifiants pour la plupart. En été le corps métabolise beaucoup mieux les acides, alors on peut plus facilement aller vers de tels petit-déjeuners, mais en hiver cela dépendra de ton terrain. Là encore il faut s’écouter et idéalement consulter un naturopathe.

 

 

4. Bien associer pour bien digérer

 

Pour optimiser la digestion au petit-déjeuner, on fera aussi attention à la manière dont on associe les aliments. Les fruits frais notamment, se digèrent mieux quand ils sont séparés des autres aliments (hors oléagineux, yaourts, superaliments, légumes).

Si tu mélanges un fruit frais avec du granola ou du porridge par exemple, cela risque de créer des fermentations intestinales, de dégrader ta flore, de provoquer des troubles et fatigues digestives. Vaste et intéressant sujet que celui des associations alimentaires, j’en ferai peut-être un article également, mais tu peux déjà retenir pour aujourd’hui qu’il est préférable de choisir entre 2 options pour le petit-déjeuner :

  • l’option contenant des fruits crus, mais pas de céréales (surtout à gluten), ni de protéines animales (hors fromages frais et yaourts). Par exemple : green smoothie, chia pudding + fruits frais, salade de fruits + oléagineux + yaourt végétal ou au lait de brebis, etc.
  • l’option sans fruits crus (en version sucrée ou salée) : tartine + purée d’oléagineux, oeuf, houmous, toast à l’avocat, chia pudding + granola + purée de pomme… La banane est l’exception à la règle car c’est un fruit farineux. Je prépare souvent des tartines avec de la purée de sésame ou d’amande, des rondelles de banane et des fèves de cacao cru concassées (un délice !).

 

 

5. Privilégier les protéines, les bons gras et les aliments vivants !

 

Au petit-déjeuner, les protéines et les bons gras sont importants car ils permettent la synthèse de la dopamine (hormone du réveil et de la bonne humeur).
>> On trouve de bons acides gras dans les huiles riches en oméga 3 (vierges, bio, pressées à froid et stockées au frigo) comme l’huile de colza ou de chanvre (tu peux tester la recette du miam-ô-fruit avec sa mayonnaise de banane!), l’avocat, les purées d’oléagineux, les oléagineux entiers (idéalement trempés la veille et rincés).
>> On trouve de bonnes protéines dans certains superaliments (algues dont spiruline, graines de chia, de chanvre), les petits poissons, les œufs, les légumes verts en particulier les plantes sauvages (ortie, luzerne), les oléagineux…

Pense également à consommer des aliments riches en nutriments, micro-nutriments et vitalité comme les graines germées, qui sont de petites bombes nutritionnelles à intégrer chaque jour dans l’alimentation et particulièrement au petit-déjeuner.

Enfin, si tu as la possibilité de préparer tes jus verts (70% de feuilles vertes idéalement) à l’extracteur et de les boire immédiatement (en guise de petit-déjeuner ou 20 min avant de manger), profites-en ! Ils sont parfaits pour faire le plein de vitalité tout en apportant beaucoup de minéraux qui compensent l’excès d’acidité.

 

 

Personnellement, mes petit-déjeuners changent toute l’année, j’écoute mes envies et je m’adapte à la saison.

En voici quelques-uns pour te donner des idées :
– Rien (quand je n’ai pas faim). Simplement un verre d’eau à température ambiante pour m’hydrater.
– un petit encas à 11h si la faim se fait sentir à ce moment : 1 fruit, quelques oléagineux, 1 jus vert…
– un petit-déjeuner sucré mais pas trop, les matins ou j’ai un peu faim : chia pudding + purée d’oléagineux + morceaux de fruits frais et graines germées, green smoothie, tartine à la banane + purée de sésame + cannelle ou fèves de cacao cru…
– que des fruits, très juteux, en été quand il fait très chaud !
– 1 grand jus vert et rien d’autre, la plupart du temps, car j’adore !
– un petit-déjeuner salé, quand j’ai vraiment faim : œuf, galette de sarrasin, tartine de houmous ou d’avocat avec un bon pain bio au levain naturel, graines germées, salade…
– un porridge avec de la banane pour sucrer, de la purée d’amande et des oléagineux / fèves de cacao cru, en hiver quand je craque (ça fait du bien de temps en temps), qu’il fait froid et que j’ai vraiment faim :).

 

Libre à toi ensuite d’être créatif et de suivre tes envies, bien informé et en conscience (toujours !).

J’espère que cet article te sera utile :).

Belle journée ! Margaux

les mystères de l’auriculothérapie

 

 

Il y a quelques jours, je me suis découvert une nouvelle passion : l’auriculothérapie !

 

Nous apprenons cette technique en formation de naturopathie et je la trouve impressionnante de par sa puissance d’action, sa rapidité et sa simplicité. Voulant m’entrainer sans attendre à cette méthode de soin, j’ai filé chez Phuxuan (les spécialistes en médecine chinoise et acupuncture sur Paris) pour m’acheter mon stylet d’acupression et quelques livres que j’ai dévorés tant ce que j’y ai appris est fascinant.

 

 

Qu’est-ce que l’auriculothérapie ?

 

C’est une forme de réflexologie, ni du pied, ni de la main, mais de l’oreille ! Le pavillon de l’oreille étant relié à tout le reste du corps, par les méridiens d’acupuncture et le système nerveux, son observation peut nous informer sur l’état des organes internes. De plus, la stimulation de points précis sur ce pavillon agit comme une sorte de télécommande qui permet à la fois de soulager les douleurs à distance, mais aussi de réguler l’énergie dans les méridiens en déséquilibre, pour soutenir les mécanismes d’auto-guérison de l’organisme.

 

 

L’histoire de l’auriculothérapie

 

La stimulation des points auriculaires à des fins thérapeutiques et préventives a été utilisée par les plus anciennes civilisations.

  • Dès la préhistoire, on a constaté qu’à l’Âge de pierre, les combattants blessés étaient soulagés (et leur guérison accélérée) par la stimulation de points de l’oreille. On a même retrouvé des outils à base de bambou et d’os de poissons, confectionnés pour la stimulation auriculaire.
  • Dans l’Egypte ancienne, alors que les préservatifs et la pilule n’existaient pas encore, on avait recours à l’auriculothérapie pour éviter toute naissance.
  • Toujours aussi étonnant, l’on raconte que les pirates se perçaient les oreilles et y accrochaient un anneau, non pas pour faire joli, mais pour stimuler ce point précis du lobe qui correspond à la vision. Leur vue étant ainsi aiguisée, ils pouvaient plus facilement repérer les navires ennemis.

 

Cependant cette technique a longtemps été mise de côté, jusqu’à ce qu’un français, le docteur Paul Nogier, ne lui redonne ses lettres de noblesse en 1957 (#fierté !). Il la popularisa notamment en réalisant la première cartographie de l’oreille, à l’image d’un fœtus inversé. Cette cartographie fut ensuite adoptée dans le monde entier, y compris en Chine.

 

 

Les exploits de l’auriculothérapie

 

La légende raconte qu’à l’origine du monde, tous les hommes possédaient des pouvoirs surhumains, mais que certains en ayant abusé, les dieux décidèrent de les cacher pour rétablir l’ordre sur Terre. Les divinités choisirent de dissimuler ces pouvoirs dans un endroit si exposé et commun aux yeux des mortels, que personne de songerait à les y chercher : l’oreille.

 

Depuis la nuit des temps, la partie extérieure de l’oreille est considérée comme une zone “magique” du corps. Et pour cause, vous allez voir qu’elle cache bien des mystères époustouflants ! 

  • Aujourd’hui, nous savons notamment que la stimulation de points précis de l’oreille permet de soulager presqu’immédiatement la plupart des maux du quotidien, et même de réaliser des anesthésies en bloc opératoire !
  • En 1971, le journaliste américain James Reston est victime d’une appendicite aigüe pendant un voyage en Chine avec son épouse. Admis à l’Hôpital le plus réputé de la capitale, les médecins ne sont pourtant pas en mesure de l’opérer car il résiste à tous les anesthésiants connus. Ne sachant plus quoi faire, les médecins finissent par se tourner en dernier recours vers l’auriculothérapie qui par « miracle », leur permet d’insensibiliser la zone et de procéder à l’opération. De retour aux États-Unis, James relatera son aventure extraordinaire dans un article du New York Times !
  • Aujourd’hui on sait que de nombreuses opérations chirurgicales sont réalisées sur des patients anesthésiés par la stimulation de points auriculaires. Pour vérifier les dires de James Reston, un groupe de médecins s’est notamment rendu à Pékin et a pu filmer une opération à cœur ouvert effectuée sous anesthésie locale par la simple stimulation électrique d’un seul point du pavillon de l’oreille du patient !

 

 

Qu’en dit la science ?

 

Aujourd’hui, l’auriculothérapie en est encore au stade de “médecine expérimentale”, mais les exemples ne manquent pas pour illustrer son efficacité pour soulager tous types de douleurs et même anticiper les dysfonctionnements du corps, grâce à la simple observation des tâches de l’oreille.

 

Evidemment la science s’est intéressée de près à cette technique traditionnelle et l’on dispose aujourd’hui d’une large documentation scientifique présentant les preuves incontestables des incroyables potentiels de l’auriculothérapie.

Dans son magnifique livre Les mystères de l’oreille, Nadia Volf ajoute qu’ « En 1990, le directeur général de l’OMS a proclamé que, de tous les microsystèmes, l’auriculothérapie était « probablement le plus développé et le mieux documenté scientifiquement, le plus pratiqué et le plus utilisé”. Et cette même OMS a déjà répertorié 150 maladies pour lesquelles un traitement par auriculothérapie est approprié : cela va de la maladie de Ménière (dont l’origine est inconnue et qui se traduit par des vertiges, des sifflements dans l’oreille et des troubles de l’audition) aux douleurs liées au cancer, en passant par les allergies chroniques, les maux de tête, les migraines, les paralysies faciales, (…) les douleurs lombaires, l’arthrite rhumatoïde, les bouffées de chaleur, etc. ».

 

 

Maintenant que j’ai découvert tout ça je compte bien pratiquer encore et encore pour pouvoir bientôt vous proposer des séances d’auriculothérapie en cabinet ! Avis aux volontaires qui souhaiteraient être mes cobayes en attendant ;).

______________

 

 

 

 

 

10 solutions naturelles pour mieux dormir

 

Comme pour beaucoup d’autres choses, on ne prend souvent conscience de l’importance du sommeil que quand on le perd. Or, (bien) dormir est réellement fondamental. En particulier pour la vitalité, l’immunité et la régénération de l’organisme, car le corps se nettoie et se guérit principalement quand nous dormons.

Pour rappel, notre besoin de sommeil est 2 fois plus important que notre besoin de nous alimenter, et nous ne pouvons rester plusieurs jours sans nous reposer. Pourtant, les problèmes d’insomnie se sont bien répandus dans notre société hyper connectée et productive. En 2009 déjà, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance nous informait que 32% des français souffraient de troubles du sommeil. Une belle performance !

Si vous souffrez régulièrement d’insomnie ou de troubles du sommeil persistants, la naturopathie peut vous aider. Une consultation sera alors bienvenue pour déterminer l’origine de votre insomnie (elle peut être très variée selon les personnes) et trouver une solution adaptée.

 

Cependant je peux déjà vous donner de précieux conseils pour améliorer la qualité de votre sommeil de façon naturelle, et éviter ainsi les somnifères ou tenter de les réduire progressivement : 

 

1/     Choisir un bon matelas et le changer suffisamment régulièrement.

 

2/    Le soir, ralentir ses activités physiques et intellectuelles pour préparer le corps au sommeil.

 

3/    Dîner léger.

Les repas lourds perturbent considérablement le sommeil. De plus, ils ne permettent pas au corps de se régénérer et de se revitaliser correctement, puisque leur digestion consomme beaucoup d’énergie. Essayez de dîner plus léger, voire de faire des monodiètes de temps en temps (de riz bio demi-complet ou de légumes par exemple) et vous verrez la différence. Votre sommeil sera plus profond et vous vous réveillerez en meilleure forme. Je vous conseille également de dîner tôt dans la soirée, si votre emploi du temps le permet, et d’éviter la viande rouge (très longue à digérer), les mauvaises graisses qui ralentissent également la digestion (viandes, produits laitiers, fromages au lait de vache surtout, huiles de mauvaises qualités) ainsi que les aliments trop sucrés (le pic de glycémie qu’ils provoquent induit une hypoglycémie réactionnelle, qui peut parfois nous réveiller dans la nuit).

 

4/    Attention aux excitants, à l’alcool et certains médicaments. 

Ils rendent le sommeil moins réparateur car plus superficiel. Veillez donc à supprimer les excitants le soir (café, thé, chocolat, sucre, sodas, tabac, alcool…). Si vous êtes un fervent buveur de café et que vous n’arrivez pas à dormir, le problème vient peut-être de là. Je vous conseille de réduire votre consommation voire de supprimer les cafés, ou du moins de privilégier la qualité et une consommation essentiellement en première partie de journée (vous pouvez les remplacer par de la chicorée ou pour un effet énergisant particulièrement efficace, testez le guarana). Les somnifères eux perturbent aussi les cycles du sommeil en les rendant artificiels, ce qui installe une vraie dépendance. Attention également à ne pas prendre de graines germées le soir si vous avez du mal à dormir.

 

5/      Se détendre et éliminer les possibles sources de stress avant le coucher.

Voici quelques idées pour être tout à fait zen au moment d’aller au lit !

  • Prendre un bain chaud (mais pas brûlant, autour de 39°) avant de se coucher ou simplement s’offrir un bain de pieds (en attirant le sang vers les pieds, ce bain participe à décongestionner la tête, ce qui favorise la détente et l’endormissement). On peut y ajouter quelques gouttes (4-5) d’huiles essentielles relaxantes, mélangées dans un peu de gel douche (attention à ne pas les mettre directement dans l’eau car elles ne sont pas hydrosolubles).
  • Pratiquer des respirations ventrales et triangulaires (inspiration sur 2 temps en gonflant le ventre, expiration sur 1 temps, pause sur 5 temps, etc.). Cette technique est particulièrement efficace car ce type de respiration émet des ondes alpha, qui sont les ondes du pré-endormissement.
  • Se masser avec un peu d’huile ou de crème additionnée d’huiles essentielles relaxantes. 
  • Méditer quelques minutes dans le calme ou avec une musique douce.
  • Faire la paix avec les autres et/ou se réconcilier avec soi-même par un travail de développement personnel, pour avoir l’esprit apaisé. Il suffit parfois de libérer des émotions enfuies ou refoulées (souvent à cause du travail) pour améliorer grandement la qualité du sommeil.
  • Organiser la veille, sa journée du lendemain, pour ne pas avoir à y penser au moment d’aller dormir.
  • Faire l’amour 😉.

 

6/     Pratiquer régulièrement une activité physique dans la journée. 

Cela favorise la durée du sommeil profond et donc une bonne récupération. Attention toutefois à ne pas pratiquer trop tard dans la journée, ce qui aurait l’effet inverse.

 

7/      Ne pas lutter contre l’endormissement lorsque les premiers signes se font sentir (fatigue, paupières lourdes, baîllements …)

 

8/     Bien fermer les volets

Il est important de ne pas laisser passer de lumière dans la chambre. En effet, le corps ne sécrète l’hormone du sommeil (la mélatonine) qu’en l’absence de lumière, d’où l’importance de baisser les lumières dans la soirée pour préparer le sommeil. Vous pouvez créer une ambiance cocooning le soir avec des lumières tamisées et des bougies par exemple :). Attention également aux lumières bleues des écrans (TV, ordinateur, portable) qui bloquent aussi les sécrétions de mélatonine. Je vous conseille donc idéalement d’éviter l’exposition aux écrans 2h avant d’aller dormir, ou du moins de vous protéger de la lumière bleue, soit en la désactivant de votre téléphone ou de votre ordinateur, soit en portant des lunettes anti-lumière bleue. J’ai acheté les miennes chez Edie & Watson.

 

9/      Aérer régulièrement la chambre et ne pas mettre trop de chauffage.

Une température entre 16 et 20 degrés est idéale pour dormir.

 

10/    Remplacer progressivement le somnifères par des compléments alimentaires efficaces

Ils seront à déterminer avec votre naturopathe mais vous pouvez déjà vous aider des huiles essentielles et plantes relaxantes.

  • Les huiles essentielles relaxantes : lavande, marjolaine, mandarine. Elles sont à utiliser avant d’aller dormir, en diffusion, en onction (versez 4-5 gouttes dans un peu de crème ou huile végétale) et ou dans le bain (5 à 10 gouttes dans un peu de gel douche pour assurer une bonne dilution).
  • Les infusion de plantes : valériane, passiflore, tilleul, mélisse ou lavande (à prendre de préférence avant le diner ou une petite tasse, bien infusée, après).

 

 

Retrouvez plus de conseils santé au quotidien sur mon compte instagram ;). 

 

 

Crédit photo @Sarandipitylife

5 raisons de bien mastiquer

 

On nous le répète souvent : « pour bien digérer il faut bien mastiquer », et ce n’est pas pour rien en effet. La mastication a de nombreux avantages, dont celui bien connu de faciliter la digestion. Voyons ensemble les 5 raisons qui vous donneront envie de mastiquer :).

C’est parti !

 

MASTIQUER POUR MIEUX DIGÉRER

Pour bien comprendre l’impact de la mastication sur la digestion il faut déjà saisir l’objectif de la digestion. Nous mangeons pour le plaisir, mais l’alimentation sert surtout à nourrir les cellules qui nous composent. Ces cellules ont besoin de nutriments pour produire de l’énergie et remplir les rôles qui leurs sont attribués. Hors la plupart des aliments sont composés de molécules trop grosses pour être utilisées telles quelles par les cellules. Le processus de la digestion sert alors à concasser/dégrader les aliments en molécules suffisamment petites (les nutriments) pour traverser la muqueuse intestinale et arriver jusqu’aux cellules.

La mastication participe à la dégradation des aliments, c’est-à-dire à la digestion, à 2 niveaux :

  • Au niveau mécanique :
    • Mastiquer permet de broyer les aliments et de les humidifier. On obtient une sorte de bouillie qui passe plus facilement dans l’œsophage, ce tuyau qui relie la bouche à l’estomac.
    • De plus en mastiquant bien, on facilite le travail musculaire de l’estomac. Les fibres des aliments se brisent, notamment les enveloppes cellulosiques des graines et des céréales. Ceci est une première étape dans le « découpage », la dégradation des grosses molécules alimentaires, en plus petites molécules. Plus on mastique, plus on allège le travail mécanique de l’estomac en somme.
  • Au niveau biochimique : Les aliments sont dégradés grâce à des enzymes et la salive en contient une (la ptyaline salivaire) qui permet de pré-digérer les amidons (sucres complexes présents dans les céréales, les légumineuses et les farineux : châtaigne, banane, pomme de terre, patate douce… )

 

MASTIQUER POUR LE PLAISIR 

Une fois humidifiés, les aliments induisent une réaction gustative.Les papilles de la langue captent les différentes saveurs, arômes et textures, ce qui nous procure du plaisir ou du déplaisir, selon les goûts de chacun !

 

MASTIQUER POUR S’AFFINER 

Une mastication plus longue modère l’appétit. Les régimes qui conseillent de mastiquer longtemps chaque bouchée reposent sur le fait que si l’on mâche 40 fois la même bouchée, on envoie 40 fois l’information « je me nourris » au cerveau. Celui-ci, leurré, envoie le message de satiété plus rapidement.

 

MASTIQUER POUR SE PROTÉGER

La salive contient une enzyme désinfectante (la lysozyme) qui neutralise les microbes. D’où l’intérêt de bien mâcher, particulièrement les légumes crus s’ils ne sont pas lavés.

 

MASTIQUER POUR S’ÉNERGISER  
  • La bouche est composée de petits chakras qui captent l’énergie des aliments, leur « prana ». Il faut donc prendre le temps de bien mâcher nos aliments car après la déglutition, le tube digestif n’a plus de capteurs.
  • De plus la mâchoire inférieure, celle avec laquelle nous mastiquons, représente symboliquement la volonté, le yang, notre énergie d’action. En mastiquant on renforce cette région. Ce n’est pas un hasard non plus si l’on cherche souvent du réconfort dans les aliments doux, qui ne nécessitent pas de mastication, comme les compotes ou les glaces. Nous régressons et retombons en enfance, l’époque où nous adorions les petits pots ^^.

 

 

Retrouve plus de conseils santé chaque jour, sur mon compte instagram :). 

 

 

 

C’est quoi la santé holistique ?

Je vois passer beaucoup d‘articles qui utilisent le terme « holistique » à tout va, surtout parce que c’est « tendance » en ce moment. Mais pour autant, sait-on vraiment ce que cela veut dire ? Voici une petite mise au point.

 

 

Le mot “holistique” vient du grec holos qui signifie “tout”.

 

L’holisme est une approche « globale » de l’être humain, qui est partagée par toutes les médecines traditionnelles du monde (y compris la naturopathie). Selon cette approche, nous ne sommes pas qu’un corps physique mais également :

  • Énergétique : nous sommes parcourus par une énergie vitale qui nous maintient en vie.
  • Émotionnel : nos émotions, sentiments, désirs…
  • Mental : nos pensées et notre intellect.
  • Spirituel : la quête de soi, le sens que l’on donne à la vie, notre intériorité profonde.
  • Socio-culturel : nous sommes des êtres sociaux et le bain culturel dans lequel nous vivons façonne notre personnalité.
  • Eco-planétaire : nous participons à l’équilibre écologique, que nous pouvons influencer positivement ou négativement.

 

Le cœur de l’approche holistique réside dans le fait que tout les plans de l’être s’influencent les uns les autres. Si un des plans va mal, cela aura des répercussions sur les autres, puisqu’ils sont tous interdépendants. Ainsi, l’origine d’une maladie peut venir aussi bien du corps que du psychisme. En termes plus scientifiques, on parle de :

  • Psychosomatique quand c’est le psychisme qui influence le corps.
  • Somatopsychique quand c’est le corps qui influence le psychisme.

 

 

Quelques exemples pour illustrer mon propos :

 

Dans le cas de la somatopsychique, une mauvaise alimentation peut entrainer une baisse d’énergie, qui provoquera des déséquilibres psychiques divers (chute de libido, trouble du comportement, anxiété, dépression, colère, négativité), pouvant conduire à un isolement social voire, une perte de l’idéal, une rupture spirituelle. Autres exemples :

  • Les drogues provoquent des états modifiés de conscience.
  • Les carences en vitamines et oligo-élements influencent directement notre état de fatigue, notre moral, nos émotions.
  • Le sucre en excès peut rendre les enfants hyperactifs.
  • Le bouleversement hormonal qui s’opère lors du syndrome prémenstruel entraine une humeur changeante.

 

Dans le cas de la psychosomatique, ne pas trouver de sens à sa vie, à son travail ou avoir des croyances matérialistes façonne un mental négatif et obsessionnel (doute, anxiété, orgueil) et provoque des émotions telles que la peur, la rancune, la jalousie, les frustrations. Cela se traduit au niveau énergétique par une dévitalisation, des blocages de chakras… et aboutit dans le corps physique à l’installation progressive de la maladie. Autres exemples :

  • La perte de règles suite à un événement traumatisant.
  • Les migraines en période de surmenage intellectuel.
  • L’envie de faire pipi ou et les troubles digestifs provoqués par le stress (j’en parlais justement ici).
  • Les éjacuations précoces ou pannes sexuelles.

 

 

Quelle est la démarche du naturopathe ?

 

La première consultation en naturopathie dure environ 1h30, pour prendre le temps d’explorer tout ce qui caractérise un individu, autrement dit, tout ce qui le rend unique : alimentation, habitudes, contexte familial & professionnel, mode de fonctionnement émotionnel et mental, antécédents etc. Cela est essentiel pour trouver la cause réelle de la maladie (est-elle dans le corps ou faut-il remonter plus haut, dans le mental, au niveau spirituel ?) et proposer un accompagnement personnalisé qui répondra au mieux aux besoins de la personneDans son programme d’hygiène vitale, le naturopathe propose d’accompagner son patient par des conseils en hygiène de vie mais il ouvre aussi la voie vers un mieux-être psychique et une élévation spirituelle. Ce n’est que par une approche globale (donc holistique) que l’on peut construire une santé réelle.

 

En conclusion, retenez simplement que pour être en bonne santé longtemps, prendre soin de son corps physique est important mais il faut également entretenir son énergie vitale et ne pas mettre de côté le repos, la gestion émotionnelle, la spiritualité. Cela passe notamment par la recherche de sens (dans le quotidien, le travail) et par la bienveillance envers soi-même, les autres, la planète.

 

Si vous souhaitez donner plus de sens à votre vie, trouver un but, des objectifs pour être plus heureux, je vous conseille le guide très bien réalisé d’Aurore : « trouver sa voie ». Retrouvez-le sur son blog, par ici.

 

 

Les clés essentielles d’une nutrition saine

 

Avec l’activité physique et la gestion du stress, l’alimentation est un pilier de notre santé

 

Déjà 4 siècles avant Jésus Christ, Hippocrate, médecin grec considéré comme le père de la médecine, envisageait la nutrition comme un axe thérapeutique majeur, un art de vivre, permettant de consolider la santé, de prévenir la maladie et de soutenir l’auto-guérison.

“Force est de constater que nous nous sommes écartés de la sagesse des anciens et que notre alimentation actuelle nous rend plus souvent malades qu’elle ne nous nourrit réellement.”

 

Notre société de consommation nous incite à manger trop riche, trop gras, trop sucrée, trop salée, dénaturé et je crois qu’il est temps de revenir à plus de naturel et de bon sens pour réapprendre à s’alimenter correctement et découvrir par l’expérience toutes les possibilités offertes au corps humain, lorsqu’il est bien nourrit. Mais également pour retrouver le plaisir gustatif des « vrais » aliments et la joie de cuisiner de bons petits plats par soi-même.

J’ai déjà écrit quelques articles ciblés sur la nutrition et je continuerai de le faire, mais il me paraissait important de présenter de manière plus globale, les principales règles de l’alimentation santé.

 

Les 7 règles d’or de l’alimentation santé

 

1. Apprécie chaque bouchée

Que l’on soit seul à table ou bien entouré, le plaisir et le calme sont les gages essentiels d’une bonne digestion et d’une bonne absorption des nutriments. Le stress a un réel impact sur notre système digestif, c’est pourquoi il est préférable de sauter un repas et de boire une infusion, plutôt que de manger dans un état de stress, de précipitation ou de colère.

J’explique ceci plus en détails juste ici

 

2. Reste frugal(e)

D’après les travaux du docteur Walford, la durée de vie des mammifères augmente de 10% en moyenne quand on diminue leur ration alimentaire de 10 à 30%. Chez d’autres espèces moins complexes telles que les insectes, elle peut augmenter de 200% ! Outre ces bénéfices en terme de longévité, réduire légèrement les quantités de nos repas soulage le système digestif  (qui a moins de travail à fournir), améliore notre résistance immunitaire et libère de l’énergie que le corps peut utiliser pour se nettoyer et se régénérer.

 

3. Individualise ton alimentation

Idéalement, chacun devrait (selon son niveau de vitalité, sa constitution, son âge, le climat sous lequel il vit, son état de santé général…) choisir de manger ce qui est bon pour lui  et c’est le travail du naturopathe que d’aider ses patients à individualiser leur alimentation.

 

“Il n’existe pas d’alimentation idéale. Nous avons tous des besoins et des goûts particuliers, c’est pourquoi il est important d’éviter de se mettre dans des cases.”

 

4. Mange une part de cru à chaque repas

La cuisson altère les aliments. Elle leur faire perdre une grande partie de leur vitalité, de leurs vitamines, enzymes et oligo-éléments indispensables à la digestion et à la vie cellulaire. Intégrer du cru à chaque repas est donc essentiel dans le cadre d’une alimentation saine. Si tu n’es pas habitué au cru et que tes intestins y sont sensibles, il faut y aller progressivement, par exemple en commençant chaque repas par un peu de crudités ou un jus de légume. Le sujet est vaste et pourrait faire l’objet de plusieurs articles. En attendant, je te conseille le blog de Sarah, une naturopathe que j’aime beaucoup et qui est une experte de l’alimentation vivante.

 

5. Consomme le plus « frais » possible

Evite les conserves, les conditionnements inappropriés de types « ionisation », les stockages trop longs. Cela dénature grandement les aliments. Choisi plutôt de soutenir les petits producteurs de ta région qui vendent des produits locaux et de saison (évitant ainsi les trop longs voyages et stockages).

 

6. Privilégie le bio quand tu le peux

Nous sommes de plus en plus conscients des effets néfastes des pesticides, des cultures forcées ou transgéniques, sur la qualité des aliments, ainsi que leurs conséquences sur notre santé. L’idée n’est pas forcément d’adopter une alimentation 100% bio, mais de faire de son mieux et d’acheter notamment en bio, les fruits et légumes qui sont les plus traités tels que le raisin, les pommes, la salade, les fraises ou encore les tomates et les pommes de terre.

Pour plus de détails à ce sujet tu peux consulter les classements « Dirty Dozen » et « Clean 15 ». 

 

7. Evite les produits raffinés

Les produits raffinés sont dénaturés, carencés et donc carençants, car ils ont perdu l’essentiel de leurs oligoéléments, minéraux, fibres, vitamines et enzymes. Ce ne sont que des « calories vides » qui nous encrassent et fatiguent l’organisme : pain blanc, riz et pâtes blanches, huiles raffinées, sel blanc purifié, sucre blanc ou roux qui est coloré avec du caramel. Remplace-les par des produits bruts, complets, à mesure que tes goûts et ton système digestif se réhabitueront à des saveurs et textures plus authentiques. Par exemple tu peux passer des pâtes blanches aux pâtes demi-complètes avant de tester les pâtes complètes.

 

J’espère que cet article te sera utile ! Si tu souhaites être accompagné(e) dans ta réforme alimentaire, apprendre ce qui est bon pour toi et pourquoi, n’hésite pas à me contacter pour un coaching en hygiène de vie saine.

 

 

Digestion : l’importance de l’ambiance à table

Dans cet article, je voudrais vous rappeler une clé essentielle pour bien digérer, celle qui passe certainement avant toutes les règles de choix des aliments, de mode de cuisson ou encore de combinaisons alimentaires : prendre du PLAISIR et manger dans la JOIE :). Aussi surprenant que cela puisse paraître, on peut dire que nous digérons plus avec notre cœur qu’avec notre ventre !

 

 

Avez-vous déjà fait cette expérience ?

 

  • Vous préparez le meilleur repas qui soit (bio, frais, bien cuisiné, soigneusement mastiqué) mais au moment de le manger vous être contrarié, énervé, anxieux ou pressé. Il y a alors de fortes chances pour que ce repas préparé dans les règles de l’art reste coincé, s’avère lourd, difficile à digérer et donc potentiellement fatiguant et toxique pour l’organisme.
  • Inversement, vous êtes invité chez des amis, ils ont préparé un super diner gourmand mais clairement pas « healthy » et vous décidez d’en profiter sans culpabiliser. Ce soir, vous oubliez un temps les associations alimentaires, la moindre qualité des aliments, et vous vous accordez un moment de joie avec vos amis. Surprise, votre digestion passe comme une lettre à la poste, aucun dérangement à signaler ou presque.

Peu importe ce que vous avez dans l’assiette, il est important de comprendre que l’une des clés de la digestion, c’est d’être dans la gratitude, la joie et le plaisir.

 

 

Soyons un peu plus concret maintenant : comment expliquer ce phénomène ?

 

Tout se passe dans notre cerveau. Pour comprendre ce qui se passe il faut distinguer :

  • Le cortex = partie de notre cerveau située à l’extrémité du crâne (c’est un peu l’écorce du cerveau), aussi appelée « substance grise » . C’est le cerveau qui pense.
  • Le diencéphale = partie plus profonde de notre cerveau, c’est elle qui gère tous les métabolismes du corps et notamment ceux de la digestion. C’est grâce au diencéphale qui nous allons saliver, sécréter les enzymes nécessaires à la digestion, c’est lui également qui va stimuler l’action des muscles de l’estomac et de l’intestin pour faire avancer les aliments tout le long du tube digestif. Sans lui, pas de digestion possible en somme.

 

Le problème quand on est stressé, pressé ou contrarié, c’est que le cortex est en hyperactivité. De ce fait, il mobilise une grande part d’énergie dont le diencéphale se retrouve privé. Sans un apport suffisant d’énergie il ne peut donc pas assurer correctement les mécanismes de la digestion. Pour que le cortex libère de l’énergie au diencéphale, il faut se détendre, être dans la joie, le plaisir. L’ambiance du repas est donc primordiale, le contexte essentiel.

Attention cependant aux excès à répétition, la biologie a ses lois (tout de même !). Si quelques repas festifs ne font pas de mal (bien qu’imparfaits en théorie), multiplier les abus au quotidien viendra tôt ou tard à bout de la santé et de la vitalité des plus robustes. Je n’écris pas cet article pour systématiser les écarts mais plutôt pour rappeler l’importance de ne pas rentrer dans une alimentation contraignante et triste. Que vous soyez vegan, végétarien, crudivore ou rien du tout, peu importe. Il ne s’agit pas ici de choix alimentaires mais bien de plaisir :). Si vous l’avez, c’est déjà super.

 

Pour conclure, voici quelques conseils pratiques pour favoriser la digestion

 

  • Chercher le plaisir, la joie et la convivialité à chaque bouchée.
  • Mieux vaut sauter un repas ou boire une infusion plutôt que de manger dans un état d’agitation, de grande fatigue, de colère, de déprime ou de précipitation.
  • Pratiquer 3 grandes respirations lentes et profondes par le nez, au début et à la fin des repas, pour favoriser la détente et libérer le plexus solaire.
  • Fuir les médias alarmistes au moment des repas.
  • Faire l’expérience d’un repas seul, de temps en temps, pris dans le silence ou avec une musique douce.
  • Bénir sa nourriture, la remercier avec des mots simples. Vous pouvez même essayer de la magnétiser : placez les mains de chaque côté de l’assiette, imaginez des rayons de lumière qui irradient de vos mains pour purifier et vitaliser les aliments.

 

Retrouve plus de conseils santé au quotidien sur mon compte instagram :). 

 

 

Sommes-nous responsables de nos maladies ?

 

Aujourd’hui, la société et la médecine allopathique tendent à nous déresponsabiliser face à la maladie.

 

En tant que patient, il est facile de s’en remettre corps et âme à l’avis de notre médecin, d’adopter la posture de « victime » sans vraiment chercher à comprendre l’origine de la maladie. Le problème c’est qu’en agissant ainsi, nous devenons vite dépendants de notre médecin, puis du médicament, qui va combattre le mal à notre place. Hors, il est essentiel de prendre conscience que nous pouvons être acteurs de notre santé.

Dans certains cas, nous avons bien conscience de l’impact négatif de notre hygiène de vie sur notre santé et nous voyons clairement son rôle dans l’apparition de nos maladies. Mais il arrive aussi parfois que la maladie nous apparaisse comme une fatalité, un malheureux hasard qui nous tombe dessus.

Alors on peut légitimement se poser la question de notre « degré » de responsabilité vis à vis de la maladie.

 

Je ne vais pas faire durer le suspens longtemps car la réponse est tout simplement que nous sommes entièrement responsables : nous créons notre santé comme nous créons nos maladies. Voici quelques éléments d’explication.

 

Pourquoi est-ce que dans des conditions similaires, certaines personnes tombent-elles malades et pas d’autres ? Est-ce une question de gênes, d’hygiène de vie, de malchance ?

“Nous n’attrapons pas les maladies comme par magie. Elles ne se développent que sur des terrains propices.”

En naturopathie, la notion de terrain correspond à notre capacité d’adaptation aux différentes situations de la vie, à l’environnement, aux agressions extérieures. Plus le terrain est fort, moins nous sommes susceptibles de tomber malades car nos défenses immunitaires sont renforcées. Inversement, un terrain affaibli et encrassé par une mauvaise hygiène de vie, permet à la maladie de s’installer et de se développer.

D’un individu à l’autre, le terrain est différent, car les facteurs qui l’influencent sont très nombreux et évoluent dans le temps : constitution de naissance, énergie vitale, alimentation, stress, rythme de vie, lieu de vie, âge, profil mental et émotionnel… Nous n’avons donc pas les mêmes besoins, ni les mêmes prédispositions pathologiques que nos voisins.

“C’est ce qui explique pourquoi dans une famille qui fait la même promenade en forêt et où tout le monde est bien couvert, certains vont attraper un gros rhume et d’autres rien du tout.”

 

Changer de regard sur la maladie. 

 

Au niveau physiologique, le corps sait naturellement gérer les déchets. En situation normale, ils sont éliminés par les émonctoires, ces organes « porte de sortie » des indésirables. Il y a :

  • Les reins qui filtrent le sang et évacuent les déchets par l’urine.
  • L’intestin via la défécation
  • Les voies respiratoires qui font sortir nos acides volatils à l’expiration, ainsi que les mucus.
  • La peau par la transpiration et le sébum
  • Le foie (et la vésicule biliaire) qui trie les déchets et les redistribue aux autres émonctoires.

 

La plupart des troubles que l’on appelle « maladies », ne sont en fait que des signes montrant que le corps a accumulé trop de déchets et mobilise son énergie pour rectifier le tir et soutenir le travail des émonctoires. Donc face aux troubles fonctionnels tels que la grippe, la diarrhée, les maux de ventre, les bronchites, les problèmes de peau etc, on peut se dire 2 choses :

  1.  Le corps a accumulé trop de déchets (les sources peuvent être nombreuses : alimentation encrassante, stress, pensées négatives, sédentarité…) et cela perturbe son fonctionnement normal.
  2. Bonne nouvelle : il a suffisamment d’énergie vitale pour enclencher des mécanismes d’auto-guérison.

C’est encourageant certes mais pas toujours agréable, car ces dysfonctionnements et réactions salvatrices s’expriment en symptômes.

“Tout l’intérêt en naturopathie, est de comprendre l’origine de la maladie en étudiant le terrain de la personne, son niveau d’encrassement ainsi que la vitalité disponible, pour proposer des solutions naturelles permettant de soutenir les mécanismes d’auto-guérison du corps.”

Plutôt que de diaboliser la maladie, il faut essayer de la comprendre car on peut soulager beaucoup de troubles avec un peu de bon sens et beaucoup de bonnes choses naturelles :).

 

Voir plus loin que le corps physique

 

Jusqu’ici je vous ai surtout parlé de notre corps physique, mais nous ne sommes pas que cela ! Nous sommes également faits d’énergie, de pensées, d’émotions… Tous ces corps plus subtils ont un impact considérable sur la santé, mais nous avons tendance à les sous-estimer. Parfois la solution (en fait presque tout le temps) n’est pas dans le corps mais dans la résolution d’un conflit intérieur.

Dr Bach disait : « On tombe malade quand nos actions quotidiennes ne sont pas en adéquation avec nos pensées, aspirations profondes. »

En effet, nous sommes toujours en train de faire des compromis avec la vie, qui nous éloignent de nos aspirations profondes. Parce que tout est lié, cela fini par créer des blocages énergétiques qui se matérialisent tôt ou tard dans le corps sous forme de maladies. C’est comme si notre guide intérieur n’avait plus que cette ultime solution pour nous faire prendre conscience que nous ne sommes pas sur la bonne voie et qu’il est temps de changer.

A titre d’exemple, la plupart des gens qui se lancent dans des aventures professionnelles qui les passionnent, mais qui sont pleines de risques et d’incertitudes, sont déjà passés par ces phases où le corps dit stop. Ils ont attendu le burn out, la maladie foudroyante, la dépression pour enfin se poser les bonnes questions et faire de vrais changements positifs (et oh combien courageux) dans leur vie.

“Soutenir la guérison, c’est permettre au corps de se régénérer en l’accompagnant dans une démarche globale, holistique. Il faut certes s’occuper du physique car c’est notre base, mais ne pas croire que le problème se limite là. Il faut oser aller travailler du côté de l’émotionnel, parfois même de la spiritualité, du sens profond que l’on donne à la vie.”  

 

L’importance de l’hygiène de vie et de l’éducation pour prévenir la maladie. 

 

Je pense que chacun devrait posséder dès l’enfance les bases claires de la gestion de sa santé. Pourquoi cela n’est-il pas enseigné à l’école ? Ne pourrait-on pas créer une matière à part entière ? Qui permettrait de construire une société de personnes plus autonomes, responsables, heureuses, productives et bienveillantes envers elles-même, les autres, l’environnement ?

Il y a encore du chemin à faire mais de belles initiatives commencent à voir le jour et l’engouement pour la naturopathie me remplit d’espoir <3. Maintenant vous comprenez peut-être mieux ce qui m’anime et me pousse à développer mon activité en tant qu’éducatrice de santé. Je souhaite tout simplement démocratiser la santé, la rendre accessible au plus grand nombre, tout en partageant ma joie et ma passion pour le (les) corps et les médecines traditionnelles holistiques.

 

Retrouve plus de conseils santé au quotidien sur mon compte instagram :).